| Objectifs du Dialogue |
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Aujourd’hui, on parle de plus en plus de compétitivité et d’amélioration de la productivité, facteurs essentiels pour le développement de l’économie. Les défis posés à l’échelle mondiale sont de plus en plus importants. Pour y faire face, l’entreprise tunisienne est constamment appelée à faire encore plus d’efforts afin de s’arrimer à ce niveau international et d’être compétitive dans ce grand marché géré par la mondialisation. C’est pour soutenir l’entreprise tunisienne et l’aider à se doter d’éléments nécessaires pour être compétitive qu’un dialogue national sur l’amélioration de la compétitivité a été décidé par le Chef de l’Etat. Dialogue qui a pour principaux objectifs de faire le point sur la situation actuelle et d’identifier les meilleurs moyens de doter les secteurs productifs de notre économie des atouts de la compétitivité. Ce dialogue, conduit par une commission technique créée le 13 janvier dernier, se présente comme le moyen idéal pour mettre au point les solutions appropriées ainsi que les démarches nécessaires pour revaloriser la productivité nationale. Cette commission regroupe des spécialistes de tous les secteurs économiques, ainsi que des chercheurs et des universitaires, tous vont œuvrer dans le cadre de cette consultation à émettre les propositions et les recommandations susceptibles de hisser l’entreprise à un niveau supérieur de compétitivité. Le débat autour de la productivité a toujours trouvé sa justification dans le souci constant de l’Etat à améliorer son économie. Aujourd’hui à l’heure de la crise financière mondiale, le débat est encore plus justifié d’autant plus que la Tunisie s’est fixé des objectifs hautement ambitieux, notamment ceux d’atteindre un taux de croissance de 7%, d’accroître le nombre de la population active de 3,5% et d’améliorer le taux de contribution des IDE afin qu’il se situe aux alentours de 3% du PIB. Face à tous ces objectifs, la question d’amélioration de la compétitivité et, par conséquent, celle de la productivité se posent fortement. D’autant plus que malgré les résultats réalisés dans ce cadre, à savoir la participation à 44% de l’amélioration de la productivité dans la croissance, les objectifs tracés ne sont pas encore réalisés. En effet, l’écart de productivité avec les pays avancés est notable dans les domaines des industries manufacturières (27%), les services (40%) et les services orientés vers le marché intérieur (60%). Cette consultation nationale se penchera, donc, sur les différents facteurs susceptibles d’améliorer la productivité, entre autres le développement des ressources humaines, l’amélioration de la gestion des compétences et des ressources naturelles, la bonne gouvernance, la maîtrise des circuits de distribution, le développement du savoir et une meilleure maîtrise de la technologie. Ainsi, le taux d’encadrement des PME acquiert dans ce contexte une importance particulière, l’augmentation de ce taux devient une condition nécessaire pour atteindre les objectifs visés en matière d’amélioration de la productivité. Aujourd’hui, ce taux se situe aux environs de 15%. |







Les médias à propos du dialogue sur la productivité












